Berberian Sound Studio

Berberian Sound Studio - Peter Strickland

Berberian

 

 

Synopsis :

 

Italie, 1976, dans le plus sordide des studios de postproduction... Un ingénieur du son anglais introverti, Gilderoy, est invité à mixer le dernier opus de Santini, le maestro de l'horreur. Mais, aux prises avec une équipe hystérique, l'atmosphère devient oppressante. Manipulé ? Séquestré ? Egaré entre fantasme et réalité, Gilderoy sombre peu à peu dans la folie...

 

Mon avis :

 

J'ai commandé le blu-ray de ce film un mois avant sa sortie, et l'ai reçu bien après celle-ci, trépignant d'impatience à l'idée de recevoir cette pièce de ma collection, dont j'avais entendu beaucoup de bien. Et je n'ai franchement pas été déçue.

 

J'ai lancé ce film et petit à petit, je me suis enfoncé dans une oeuvre spéciale, à l'ambiance oppressante et qui m'a mise mal à l'aise. Le personnage principal, joué avec brio par Toby Jones, arrive dans un studio où il doit exercer son métier d'ingénieur du son. Mais lorsque ce personnage trapu et timide arrive dans cet environnement où tout le monde est faux et se moque de lui, la paranoïa et le mal-être s'emparent de lui et le rendent peu à peu fou.

 

L'ambiance du film est angoissante uniquement à cause du son. Les images en elles-mêmes sont parfaitement innocentes et innofensives mais le son rajouté sur ces dernières rendent le tout stressant et parfois un peu malsain. Mais ce qui est le plus difficile à voir, ce sont les rapports compliqués qu'ont les femmes faisant les voix avec la production et le réalisateur : au début, ils sont tendus sans plus, mais l'on perçoit petit à petit un malaise grandissant qui finit par toucher le protagoniste, accroissant encore plus sa folie.

 

Le bon point du film est que pour une fois, il s'agit d'un film apportant de l'angoisse, mais pas par le biais de sursauts inutiles comme beaucoup de films le font actuellement. Non, ici l'angoisse se distille au fil du film mais pas de sursaut. Les seules scènes que j'ai eu du mal à regarder sont les trois scènes mettant au premier plan des actrices à huit pattes, j'ai nommé de magnifiques faucheux, très fines araignées dont je ne SUPPORTE pas la vue.

 

Pour finir, je dirais juste que j'ai adoré ce film et l'atmosphère qui s'en détache, même si malheureusement je ne parviens pas à décrire le plaisir que j'ai eu en le regardant. Je n'y arrive pas tout simplement parce que d'habiude, je critique le son mêlé aux images, mais là les images sont en totale dissociation avec le son qui s'en dégage, et c'est ce qui m'a le plus dérouté. Je vous encourage juste à regarder ce film pour vous en faire votre propre idée, vous ne perdrez pas votre temps, je peux vous l'assurer !

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