Dans ma peau

Dans ma peau - Marina de Van

Dans

 

 

Synopsis :

 

Esther, 30 ans, est une femme gaie et ambitieuse, à qui la vie sembe sourire. Un soir, lors d'une fête, elle se blesse assez gravement à la jambe mais ne s'en apperçoit qu'après quelques heures. Cet incident, qui la perturbe profondément, va la pousser à pratiquer d'étranges expériences sur son propre corps...

 

Mon avis :

 

Voici un film décidément assez dérangeant. Je m'attendais, en regardant ce film, à tomber sur une oeuvre différente de tout ce que j'avais pu voir, dure à regarder, compliquée à comprendre, et je n'ai pas été déçue.

 

Esther travaille dans un bureau avec sa meilleure amie Sandrine. Elle vit avec son compagnon Vincent, et tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais alors qu'elle va à une fête, elle s'en va vagabonder sur un chantier abandonné pour la nuit et déchire sans le vouloir son pantalon. Quelques heures après en allant aux toilettes, elle découvre qu'elle s'est ouvert la jambe sur une bonne longueur et cette découverte va enclencher un déclic macabre pour elle.

 

En voyant l'état physique et mental d'Esther se dégrader au fil du film, nous voyons aussi des rapports personnels en faire de même. Ainsi, elle se retrouve augmentéeet acquiert un emploi à responsabilités, rendant son amie Sandrine jalouse. Vincent, lui, ne comprend pas les réactiosn de celle qu'il aime et s'éloigne d'elle malgré son désir de l'aider.

 

L'aspect le plus intéressant du film est sans aucun doute le rapport complexe qui unit Esther à son propre corps. Elle commence par faire des expérimentations clairement bizarres sur elle-même, en utilisant à chaque fois des objets métalliques, si bien qu'elle en contracte une véritable obsession. Ce intérêt pour le métal peut apparenter le film à une autre oeuvre de David Cronenberg nommée Crash, ou des personnages vouent un véritable culte aux accidents de voitures à toutes les plaies que peuvent engendrer les tôles froissées pendant les accidents. Et justement, Esther finit par faire croire à un accident afin que ses blessures ne soient pas prises comme de l'automutilation.

 

Le film bascule dans une réalité encore plus effroyable vers la moitié du film. A ce moment, Esther en finit apparemment avec les expérimenttions pour faire de son corps de ce que j'appellerais une véritable oeuvre art. Je dis cela dans le sens où elle commence à se besser de plus en plus gravement, et à établir un lien très fort avec sa propre chair et son propre sang, basculant dans l'auto anthropophagisme. Ce sont clairement les scènes les plus dérangeantes, car l'on assiste alors à une Esther complètement métamorphosée, s'admirant couverte de son sang dans le miroir, admirant sa chair abîmée.

 

Ce film n'est donc pas à mettre devant tous les regards, car il contient des scènes uqi ne sont pas particulièrement atroces en elles-même, mais le contexte dans lequel elles sont montrées créé une sensation de malaise face à son obsession et nous pousse à vouloir la comprendre. Malheureusement, un comportement aussi extrême est difficilement compréhensible par la plupart des gens, la seule solution pour comprendre son comprotement est de l'avoir vécu soi-même ou d'avoir été proche d'une personne ayant eu des réactions plus ou moins semblables.

Malgré tout voici un excellent film, présentant d'ores et déjà la réalisatrice Marina de Van comme une pionnière du genre, que je conseille fortement aux personnes intéressées.

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